Série d'été / Patrimoine

C'est l'été ! Chaque vendredi, loin des sentiers battus, nous vous emmenons à la rencontre de trésors méconnus du patrimoine nancéien. Fontaines, parcs, jardins... Profitez de cette série qui vous conduira en douceur jusqu'aux Journées du Patrimoine, les 16 et 17 septembre prochains.

#6 / Découvrez... un parc à la Belle Époque

À la Belle Époque, bien plus qu’un parc, la Cure d’Air est un véritable lieu de rencontre et de loisirs que nous vous proposons de découvrir.

En 1901, sur la colline du Haut-de-Chèvre, dans un lieu encore peu urbanisé, s’ouvre une maison de convalescence et de repos entourée d’un parc verdoyant.

Dans cette période en pleine mutation économique, culturelle, démographique et industrielle, la recherche d’espace reposant où l’on peut se repaître d’un bol d’air sain est de bon usage. Ainsi, autour de Nancy voit-on apparaître plusieurs lieux de détentes installés sur les hauteurs que l’on baptise « cures d’air » telles que la cure d’air « Trianon » à Malzéville (1903) ou « La Ronchère » à Houdemont (1908).

Mais revenons à la cure d’air nancéienne « Saint-Antoine ». À plus de 300 m d'altitude, le site qui offre une vue panoramique inégalée sur la ville et la campagne environnante, devient très vite prisé des Nancéiens. Autour de la maison de convalescence et de repos, tout est fait pour se distraire. Un hall-buvette en bois permet de se restaurer, boire et danser. Dans le parc, de nombreux espaces de jeux sont aménagés. Ainsi, piste à patin à roulettes, balançoires, tape-cul, tourniquet, vindas, croquet, jeu de quille, tennis et un théâtre de guignol font la joie des petits et des grands.

De toutes, la plus grande attraction va être la construction du funiculaire électrique qui permet de rejoindre le parc au départ de la rue de la Côte (en face de la rue Notre-Dame-Des-Anges). Malheureusement, un tragique accident mortel (une morte et sept blessés) survient le 31 Mai 1908, et mit un frein à cet engouement populaire sans pour autant interrompre son fonctionnement.

La première guerre mondiale aura finalement raison du parc et de l’établissement. Tour à tour, il deviendra le couvent des Sœurs de la Visitation (1921), puis l'ENACT (1991) et actuellement l’école de Condé (1998).

Aujourd’hui, le parc qui a la particularité de posséder de nombreux arbres fruitiers, offre toujours le même panorama spectaculaire sur la ville de Nancy.

Retrouvez plus d'informations sur le site de l'association des Amis de la Cure d'Air.

#5 / Découvrez... une autre école de Nancy

Rue de Strasbourg, dans le parc Olry, le buste d’Ambroise Liébeault nous rappelle que Nancy a eu une autre école qui porte son nom.

Véritable poumon vert sur un axe urbain à forte fréquentation automobile, le parc Olry - aménagé sur une propriété qu’Achille Olry, amateur de botanique, cède à la Ville de Nancy - ouvre ses portes en 1924.

Au détour d’une allée, un buste en bronze, monté sur un piédestal, retient l’attention. Il y est écrit « Au Dr Liébeault 1823-1904, Chef et fondateur de l’école d’hypnologie de Nancy ».

Mais qui est le Dr Liébeault ? Et quelle est cette école de Nancy ?

Après avoir pratiqué la médecine traditionnelle à Pont-Saint-Vincent, Ambroise Liébeault ouvre en 1864, à Nancy, une clinique de guérisseur magnétiseur, où il propose des soins sous état hypnotique. Longtemps ignorés par le corps médical, ses résultats étonnants suscitent l’intérêt du professeur Hippolyte Bernheim. De cette rencontre déterminante naît l’école de Nancy dont la renommée ne tarde pas. De nombreux praticiens et chercheurs, parmi lesquels on compte Emile Coué ou Sigmund Freud, se déplacent à Nancy pour observer les travaux de suggestion verbale et leurs diverses applications thérapeutiques. Nancy contribue, avec l’école de la Salpêtrière à Paris, à l’âge d’or de l’hypnose.

Mais pour revenir au parc, nul besoin de la méthode Coué pour se persuader des bienfaits d’une flânerie dans ce jardin ombragé.

#4 / Découvrez... un petit lexique de Botanique

Derrière le Muséum Aquarium, un jardin aux accents botaniques s’ouvre au public.

Dans des parterres sagement ordonnés, la collection de plantes se présente en plates-bandes. Certaines sont réservées aux essais de nouveaux cultivars. Dans d’autres, on peut découvrir les plantes qui composent le fleurissement de la ville.

Existant depuis le XVIIIème siècle, le parc s’est enrichi au cours des époques : d’abord des espèces du jardin botanique de Pont-à-Mousson, puis d’essences venues d’Égypte, de la Réunion, et de plantes rares de la Malmaison, offertes par Joséphine de Beauharnais.

Au milieu du parc, une fontaine est dédiée à Jules Crevaux, explorateur lorrain mort sur les bords du Río Pilcomayo, en Argentine.

Autrefois jardin royal des plantes, le parc ne garde aujourd’hui qu’une vocation pédagogique depuis qu’une partie de ses collections a été transférée au Jardin du Montet de Villers-lès-Nancy à partir de 1975.

Véritable vitrine du savoir faire des jardiniers de la Ville, le jardin Alexandre Godron est un lieu de promenade enrichissant, idéal pour admirer la floraison d’une large palette d’essences végétales.

#3 / Découvrez... un jardin inspiré

Du mercredi au dimanche vous avez la possibilité de flâner gratuitement dans le jardin du musée de l’École de Nancy et d’y découvrir les insectes et les plantes qui ont si remarquablement inspiré les artistes de l’Art nouveau.

À deux pas du parc Sainte-Marie, rue Blandan, un autre jardin public s’offre aux visiteurs. Il s’agit du jardin du musée de l’École de Nancy. Ouvert aux mêmes heures que le musée, ce jardin est libre d’accès.

Dans cette ancienne propriété d’Eugène Corbin, mécène et amateur d’Art nouveau, on découvre une collection de plantes qui ont inspiré les artistes de cette période comme l’emblématique Berce du Caucase, ainsi que des végétaux issus de la recherche horticole nancéienne (lilas, anémones, hortensias…).

On y trouve également quelques curiosités telles que l’ancienne porte des ateliers Gallé, installée là en 1964, sur laquelle est gravée la citation « Ma racine est au fond du bois », ou l’aquarium, petit édifice rond surmonté d’une terrasse d’où la famille Corbin pouvait contempler son jardin. L’architecte, Weissenberger, avait prévu au sous-sol un bassin communiquant avec le bassin extérieur, et au rez-de-chaussée, des aquariums habillant les fenêtres, dont les vitraux installés en partie haute prolongent la thématique aquatique.

#2 / Découvrez... un jardin secret

Bulle de calme et de fraîcheur, le jardin de la Citadelle offre au visiteur un lieu discret en plein centre-ville

C’est au 47 rue Henri Deglin, en empruntant une petite porte aménagée dans les remparts de la Ville Vieille, que l’on accède à un jardin discrètement implanté sur les hauts de la fortification.

Protégé des regards par le mur d’enceinte qui encadre la porte de la Citadelle, construite en 1598 par Charles III, ce havre de paix est aménagé comme un jardin des simples aux inspirations Renaissance.

Dans de petits carrés cernés de buis, on y trouve des plantes médicinales ou aromatiques, tandis que le parfum des roses anciennes ou du chèvrefeuille embaume l’air. De grands arbres ombragent les bancs qui invitent au repos.

Propriété du Rectorat de l’académie de Nancy-Metz, la Ville de Nancy assure l’aménagement et l’entretien du jardin  en échange de son ouverture au public.

#1 / Découvrez... la fontaine Wallace

Les fontaines Wallace, vous connaissez ? Symbole iconographique de la ville de Paris, on en trouve également dans certaines villes de province. Mais peu de personne savent que Nancy en possède une elle aussi !

C’est à Sire Richard Wallace, généreux philanthrope britannique, que l’on doit ces petits édicules ornés de quatre cariatides. Dans les années 1870, alors que la distribution de l’eau dans la capitale est une question de santé publique, il a voulu faciliter l’accès à l’eau potable à tous et après en avoir conçu la forme, en a offert une cinquantaine à la ville de Paris.

Plusieurs modèles sensiblement différents existent aujourd'hui. Mais ces « brasseries des quatre femmes », telles qu’elles ont été appelées alors, se reconnaissent toutes aux quatre personnages féminins supportant une coupole ornée de dauphins, personnifiant à la fois les quatre saisons et les quatre vertus (la bonté, la simplicité, la charité et la sobriété).

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