Relations internationales

La Ville de Nancy s’engage aux côtés des populations libanaises

Dans un contexte marqué par l’intensification des tensions entre Israël et l’Iran, le Liban subit une dégradation alarmante de sa situation sécuritaire et humanitaire. Les frappes aériennes israéliennes dans le Sud-Liban, étendues jusqu’à Beyrouth, ainsi que les opérations terrestres visant à établir une zone tampon près du fleuve Litani, ont provoqué des déplacements massifs de populations. Ces événements aggravent une crise déjà profonde, mettant à l’épreuve les communautés locales et les infrastructures publiques.

Bien que le cessez-le-feu conclu le 16 avril 2026 entre les États-Unis, l’Iran et Israël ait été prolongé, sa fragilité persiste. Les destructions massives (habitations, routes, ponts, réseaux) rendent les retours impossibles et paralysent les services essentiels, condamnant des milliers de familles à une précarité prolongée.

Face à cette situation d’urgence humanitaire, l’ONU, via le Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM), ainsi que l’Union européenne et la France, déploient des moyens significatifs : matériel médical, équipes de secours et aides financières. La Ville de Nancy, attachée à ses valeurs d’humanisme et de solidarité, ne peut rester inactive. Ses liens étroits avec Saïda,  ville partenaire, avec laquelle un accord tripartite de coopération Saida / Ville de Nancy /Métropole du Grand Nancy a été établi en 2023 afin de développer des échanges dans le domaine de la jeunesse, la participation citoyenne et l’économie locale, l’ont conduite à agir

À Saïda, première ville du Sud-Liban touchée par ces déplacements, 11 000 personnes sont encore hébergées dans 27 centres (écoles et bâtiments publics), tandis que 10 000 autres sont accueillies chez des proches ou dans des logements précaires. La fermeture des écoles et l’endommagement des réseaux de communication rendent l’enseignement à distance difficile, voire impossible.

Malgré l’ampleur de la crise, la solidarité des Libanais et la mobilisation des services municipaux de Saïda permettent une réponse d’urgence. Les habitants se sont organisés pour collecter des fonds et distribuer des denrées, mais les besoins restent immenses : accès à l’eau, abris, nourriture, produits de première nécessité, kits d’hygiène et médicaments. Si l’aide internationale est indispensable, elle ne saurait suffire sans un soutien pérenne aux collectivités locales, garantes de la cohésion sociale sur le terrain.

Lors du conseil municipal du 18 mai 2026, la Ville de Nancy a réaffirmé son engagement en faveur des populations du Sud-Liban et de Saïda. Elle a voté une dotation exceptionnelle de 10 000 € à l’Association à But Non Lucratif D.P.N.A. (Development for People and Nature Association) au profit de la Ville de Saïda. L’Association D.P.N.A. sera chargée de la gestion des crédits qui serviront à l’achat d’équipements indispensables pour permettre à la municipalité et à son Unité de Gestion de Crise de venir en aide aux populations vulnérables touchées. Ces initiatives seront menées en étroite coordination avec les partenaires locaux et les institutions, en complément des efforts des États et des ONG.