Jeu quiz sur le patrimoine nancéien

La 34e édition des Journées européennes du Patrimoine a lieu les 16 et 17 septembre prochain. En attendant d’y être, nous vous proposons un quiz sur le patrimoine nancéien, en lien avec le thème 2017 de ces journées : celui de la jeunesse.

Saurez-vous reconnaître ces éléments du patrimoine nancéien ?

La 34e édition des Journées européennes du Patrimoine a lieu les 16 et 17 septembre prochain. En attendant d’y être, nous vous proposons un quiz sur le patrimoine nancéien, en lien avec le thème 2017 de ces journées : celui de la jeunesse.

1)

Réponse

Personnage de la fontaine Amphitrite (1755)

Barthélémy Guibal

Place Stanislas

La fontaine Amphitrite est l’une des deux fontaines en plomb qui ornent les angles nord de la place Stanislas. Posées dans les écrins faits des grilles de Jean Lamour, elles sont l’œuvre de Barthélemy Guibal. La deuxième fontaine est dédiée à Neptune, l’époux d’Amphitrite. Le regard dirigé vers la divinité de la mer, l’enfant, accompagné d’un triton, d’animaux marins et de néréides, est le seul personnage du groupe sculpté à tourner le dos à la place.

2)

Réponse

Poignées des portes intérieures de la salle Poirel (1888/89)

Albert Jasson

Ensemble Poirel, rue Victor-Poirel 

Les deux angelots, qui servent de poignées aux portes de la salle de spectacle de l’ensemble Poirel, rappellent les théâtres à l’italienne dont s’inspire l’architecture du lieu.

C’est au legs de l’ingénieur et passionné d’art Victor Poirel que l’on doit la réalisation de ce premier centre culturel à Nancy, dont la construction a été confiée à l’architecte municipal Albert Jasson, à la fin du XIXe siècle.

Le lieu réunit dans un même espace une salle de spectacle, une galerie d’art et les locaux initialement dédiés au Conservatoire de musique.

3)

Réponse

Saint-Joseph à l'enfant (18e s.)

Un des frères Adam 

Église Saint-Sébastien, rue des Ponts

Érigée dans l’église St-Sébastien sur l’autel en bois d’Eugène Vallin, cette sculpture en terre cuite et plâtre représente saint Joseph tenant dans ses bras l’enfant Jésus. Elle est attribuée à un des frères Adam, sculpteurs nancéiens du XVIIIe siècle ayant notamment participé à l’élaboration des fontaines de Versailles.

Autel et sculpture vont faire l’objet d’une restauration conduite par la Ville de Nancy et le ministère de la Culture, en partenariat avec l’association La sauvegarde de l’art français.

4)

Réponse

Porterie du duc Antoine (1511/12)

Jacquemin de Lenoncourt 

Palais ducal, Grande-Rue

La présence des deux chérubins de chaque côté des armoiries de Lorraine rappellent une tradition ancienne, issue des joutes médiévales, qui consistait à présenter aux chevaliers les écus de leurs adversaires avant d’entrer en lice. Ces écus étaient le plus souvent portés par des valets qui exprimaient les valeurs de leur maître.

Ici, les angelots, à la place des valets, sont le symbole de la foi du duc Antoine et montrent à tous la protection divine dont il bénéficie. 

5)

Réponse

Sous la lampe, ou portrait des filles Gallé (1889)

Victor Prouvé (Cop. Philippe Caron)

Musée de l'École de Nancy, rue du Sergent-Blandan

Visible au Musée de l’École de Nancy, cette toile est une parfaite illustration des liens qui unissaient Émile Gallé et Victor Prouvé. Travaillant ensemble sur de multiples œuvres et défendant les mêmes idéaux, les deux artistes de l'École de Nancy resteront proches tout au long de leur vie. Émile Gallé deviendra le parrain de Jean, fils ainé de Victor Prouvé. Et celui-ci réalisera plusieurs tableaux de la famille Gallé, dont ce portrait des filles Gallé.

6)

Réponse

Les jours heureux – l'enfant couronné de fleurs (1895)

Émile Friant (Cop. Claude Philippot)

Musée des Beaux-Arts, place Stanislas

En 1891, la Ville de Nancy commande à Émile Friant deux grands panneaux destinés à orner le grand salon de l’Hôtel de Ville. Victor Prouvé et Aimé Morot sont également sollicités pour peindre respectivement les médaillons et le plafond de la salle.

Mais une fois exposées ensembles, les trois réalisations ne trouvent pas leur équilibre. Les panneaux d’Émile Friant - L’enfant couronné de fleurs et L’enfant endormi - sont descendus dans la salle des mariages, avant d’entrer dans les collections du Musée des Beaux-Arts. 

7)

Réponse

Groupe sculpté sur la façade du pavillon Héré (1753)

Emmanuel Héré

Hémicycle du Général-de-Gaulle

Les Putti, ces nourrissons joufflus et moqueurs, apparaissent fréquemment dans les éléments décoratifs du XVIIIe siècle. Ainsi, de nombreux Putti décorent la place Stanislas ou la place de la Carrière, comme ici sur la corniche du pavillon Héré.

Ce pavillon porte le nom de son propriétaire, Emmanuel Héré, élève de Boffrand et premier architecte de Stanislas, concepteur de l’ensemble architectural qui réunit avec talent la Ville-Neuve et la Vieille-Ville. 

8)

Réponse

Statue de Claude Gellée (1892)

Auguste Rodin

Parc de la Pépinière

Apprenti pâtissier, Claude Gellée quitte très tôt la Lorraine (entre 10 et 12 ans) pour l’Italie, où il entre au service du peintre Agostino Tassi. C’est là qu’il aurait inventé la pâte feuilletée. 

Remarquant son habileté pour la peinture, Tassi se propose d’être son professeur. 

La statue de Gellée, qui orne le parc de la Pépinière, est réalisée par Rodin en 1892. Le sculpteur représente le jeune homme tourné vers l’est, pinceau à la main, essayant de saisir la lumière au lever du soleil. 

9)

Réponse

Bibliothèque Stanislas (18e s.) 

Charles-Louis de Montluisant

Rue Stanislas

Pour installer les boiseries de l’ancienne université de Pont-à-Mousson, Stanislas ordonne la construction d’un bâtiment sur mesure. Transportées à Nancy par bateau, les boiseries sont installées en 1775. D'abord siège de l’Académie de Stanislas, le bâtiment est désaffecté à la Révolution. En 1794, s’ouvre finalement une bibliothèque publique. Rénovée en 2015 pour faciliter l’accès au numérique, la bibliothèque a su conserver ses boiseries, visibles dans la salle de lecture, au premier étage.

10)

Réponse

Façade de l'école Braconnot (1907/08) 

Albert Jasson

Rue Braconnot 

Après l’Armistice de 1871 et l’annexion de l’Alsace et de la Moselle, le statut de Nancy évolue en ville frontière. Vitrine de l’éclat et de la puissance française, la ville concentre de nombreux moyens et l’augmentation de sa démographie incite la municipalité à construire de nouvelles écoles. Les chantiers vont être confiés à Prosper Morey, puis à Albert Jasson. C’est notamment le cas de l’école Braconnot, qui porte le nom d’Henri Braconnot, célèbre pharmacien et chimiste lorrain.

Informations annexes au site