Quartier Saint-Pierre, René 2, Bonsecours

Saint Pierre - René II – Bonsecours est un quartier très contrasté, où se mêlent une vie de quartier populaire avec sa place des Vosges notamment, et un grand pôle universitaire et médical, le tout dans un décor remarquable.

Un peu d'histoire

Au XIIIeme siècle, un premier noyau d’habitation du faubourg, propriété des Dames Prêcheresses de Nancy, s’installe en bordure du ruisseau du Nabécor. Élevé en mémoire des morts de la bataille de Nancy de 1477, un second noyau se crée autour de la chapelle de Bonsecours, à la fin du XVème siècle. 

En 1731, l’église Saint-Pierre est édifiée ainsi que de nombreuses maisons religieuses le long du faubourg. Elle est suivie par L’église de Bonsecours, érigé entre 1738 et 1742 par Emmanuel Héré sous la demande du roi Stanislas. Héré est chargé de la construction de L’Hôtel des Missions Royales. 

À partir de 1817, le faubourg se constitue le long l’axe principal. La grande évolution urbaine intervient dans la deuxième moitié du XIXème siècle, avec d’une part la réalisation de grandes infrastructures (la ligne de chemin de fer de Paris à Nancy en 1845 à l’Ouest précédé à l’Est par la construction du canal de la Marne au Rhin de 1838 à 1852), mais aussi par l’arrivée de la bourgeoisie industrielle d’Alsace-Moselle fuyant les territoires occupés alors par l’Allemagne. 

De nombreuses et nouvelles industries s’implantent à l’Est, investissant un espace entre le mur d’octroi et la Meurthe, secteur enfin assaini par la construction du canal. Les industriels obtinrent en 1876 une desserte par voie de chemin de fer entre Champigneulles et Jarville. 

Durant la seconde moitié du XIXe, le développement urbain accouche d’un front bâti quasi continu le long des avenues de Lattre de Tassigny et de Strasbourg. Une unité et une autonomie urbaine commence à apparaître de la place des Vosges à l’église Bonsecours. 

Deux emprises hospitalières majeures s’implantent dans le faubourg : l’hôpital Central est édifié entre 1879 et 1883, l’hôpital Saint Julien ouvre en 1900

La création de liaisons entre la ville historique et la nouvelle banlieue fut facilitée dès la suppression du mur d’octroi Prolongation de la rue Charles III en 1870

En 1906, les rues de Vic et de Saverne sont créées dans l’ancienne propriété des Dominicaines. Elles marquent le passage d’un axe de faubourg linéaire à un développement élargi. Elles sont les prémices d’un véritable quartier en constitution. Le quartier linéaire s’étoffe. 

Dans l’entre deux guerres, les terrains situés entre la Meurthe et le canal sont lotis suite (entre autre) au comblement de la boucle de la Meurthe. Le développement du quartier va se poursuivre, cependant contraint par deux barrières physiques : le canal et le boulevard Lobau à l’est et le faisceau ferré à l’ouest. En 1924 est créé le Parc Olry. 

Au milieu du XXe, la quartier est pratiquement construit. Quelques espaces libres seront rapidement occupés.

Le quartier aujourd'hui

Saint Pierre - René II – Bonsecours est le 5ème pôle étudiant de l’agglomération. De grandes emprises foncières sont occupées par l’Université, notamment la Faculté de Pharmacie. 

Le quartier vit aussi au rythme des Hôpitaux Urbains, avec plus de 15 ha répartis en 3 entités : l'hôpital central, l'hôpital Saint-Julien et la maternité. Ces équipements de santé sont complétés par l'Institut Régional de Réadaptation et le nouvel Établissement Français du Sang, tous deux sur le boulevard Lobau. 

Il en découle une sympathique animation autour notamment de la Place des Vosges, avec ses bars, ses commerces de proximité et ses nombreuses connections au réseau de transports. 

Plus bas, le second pole commercial du quartier est structuré autour du magasin Auchan Lobau, dont les accès ont été rénovés en 2015. 

Au quotidien, les habitants ont accès à de nombreux équipements : quatre crèches et haltes garderies, 2 écoles maternelles, 3 écoles élémentaires publiques, 2 écoles primaires privées, 1 lycée professionnel, la Bibliothèque Bonsecours, la MJC Pichon, le foyer résidence Pichon (260 places en hébergement), mais aussi le commissariat central de Police. 

En quelques chiffres

  • 9 636 habitants, soit 9 % de la population de la ville de Nancy (l'un des plus petits quartiers de la ville dans le nouveau découpage (après le Plateau de Haye)

Informations annexes au site

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