Le Jardin éphémère 2020

Terre ou désert ? Avec son dessin en forme d'oeil et son regard porté sur notre planète, il pose une question simple : L'homme va-t-il protéger sa terre nourricière en protégeant sa fertilité ou, pire des scénarios, accélérer l'appauvrissement des sols et, in fine, la désertification déjà galopante sur plusieurs continents ? L'enjeu est de taille. La scénographie végétale originale comporte de multiples symboles visuels disséminés dans ses seize scènes. À découvrir du 11 septembre au 1er novembre, tous les jours de 8h à 22h.

Terre ou désert ?

Lorsque l'être humain s'éveille enfin à l'écologie, un principe de conservation de l'espèce, qu'il porterait intimement dans sa chair, le pousse alors à réagir. Est-il aujourd'hui capable de changer radicalement ses choix, ses comportements, pour sauver son unique planète ? Il lui faut d'abord faire un constat implacable. Sa terre nourricière doit le rester, sous peine d'un évanouissement de la vie. Sans cela, c'est sa propre disparition qui se dessine. 2 force de massacrer à grande vitesse les écosystèmes à l'évolution lente et millénaire, la fertilité cet humus de vie, se raréfie dangereusement.

Si le réchauffement climatique produit ses multiples effets délétères, les sécheresses à répétition mènent, par exemple, à la désertification. Le phénomène, bien connu en Afrique, est aussi présent dans de nombreuses régions du globe, en Asie notamment. Il concerne même des territoires gigantesques. Une spirale infernale qu'il faut absolument briser. Les plantes, les arbres en particulier, peuvent y aider. À sa modeste échelle, le jardinier le sait bien.

S'il travaille mal son sol potager, s'il le pollue avec des pesticides, s'il ne respecte pas son équilibre naturel, alors il en subira les effets, impuissant. Il aura beau, en urgence, arroser à outrance, apporter des engrais en abondance, les plantes potagères vont s'étioler et la récole sera maigre. Au mieux, il devra repartir de zéro. Au pire, son sol sera définitivement lessivé, épuisé. « Terre ou désert ? », le 17ème jardin éphémère avec sa forme d'œil, propose une vision du fertile sur la minérale place Stanislas. L'envie des jardiniers de la ville de Nancy est toujours d'émouvoir le visiteur.

En observant sans détour le désert, ils proposent de mettre en scène le végétal. C'est vital.

Ephemeral Garden

When human beings eventually arise into ecology, they feel motivated to apply the principle of conservation for the species that are most intimately in their hearts.
However, are humans now prepared for a thorough change of their choices, lifestyle and behaviour to save their planet? They must first submit an uncompromising report.
Mother Earth should remain the source of nourishment. Otherwise it will fade away and contribute to its own disappearance.
Due to the accelerated degradation of the ecosystems whose development covered long millennia, fertility - this humus of life - is dangerously depleting.

Whereas global warming spawns its numerous harmful effects, repeated droughts are, for instance, a major cause of desertification.
The phenomenon is well known in Africa and also present in many regions of the globe, particularly in Asia.
Huge territories are also significantly impacted and it is high time that the infernal spiral be broken.
Plants – mostly of them are trees - can be very helpful. And the gardeners are fully aware of that form of assistance.
Should the vegetable patch be wrongly cultivated, or pollutant pesticides be used or the natural balance of the soil be disrupted, they will be helpless and endure the errors.
No matter what they do – including emergency and excessive watering, providing lavish fertilizers, the vegetable plants will wilt and the harvest be scanty.
At best, they may start fresh again. At worst, the soil will be definitively leached and exhausted.
"Earth or Desert?" - the 17th Ephemeral Garden designed in the form of an eye, offers a vision of fertile land on the predominantly mineral Place Stanislas.
As usual, the aim of the Nancy gardeners is stirring up the feelings of visitors. After observing this desert which cannot be ignored, the vegetal world will retrieve vital value.

Vergänglicher Garten

Wenn sich die Menschheit schlussendlich der Umwelt verschreibt, treibt sie eine innere Kraft an zu handeln, um die Artenvielfalt zu schützen.
Wird sie in der Lage sein, ihr Handeln, ihren Lebensstil und ihr Verhalten radikal zu ändern, um ihren einzigen Planeten zu retten? Zunächst braucht sie dazu eine schonungslose Erkenntnis.
Mutter Erde sollte weiterhin die Wiege unseres Lebens sein, da sonst jegliches Leben erlischt. Anderenfalls wird sie selbst langsam verschwinden.
Indem wir mit Lichtgeschwindigkeit unser Ökosystem zerstören, das sich über Jahrtausende entwickelt hat, wird die Fruchtbarkeit, der Humus allen Lebens, immer seltener.
Während die Klimaerwärmung schädliche Auswirkungen hat, führen sich wiederholende Trockenheiten zu Desertifikation.
Dieses Phänomen ist in Afrika und in vielen anderen Regionen der Welt allgegenwärtig, insbesondere in Asien.
Es betrifft sogar riesige Gebiete und dieser Teufelskreis muss unbedingt durchbrochen werden.
Pflanzen, insbesondere Bäume, können hierbei hilfreich sein. Der Gärtner weiß dies nur zu gut.
Wenn er den Boden seines Gemüsebeets schlecht bearbeitet, ihn mit Pestiziden verschmutzt, sein natürliches Gleichgewicht nicht wahrt, dann wird er hilflos die Auswirkungen erleiden.
Er kann dann soviel gießen wie er will, unzählige Düngemittel benutzen, die Gemüsepflanzen werden verkümmern und die Ernte wird mager ausfallen.
Im besten Fall muss er wieder bei null anfangen müssen, Im schlimmsten Fall wird sein Boden definitiv ausgelaugt und -gewaschen sein.
„Erde oder Wüste“: Der 17. „Jardin Ephémère“ (vergänglicher Garten) in Form eines Auges bietet auf dem mineralischen Place Stanislas eine Vision der Fruchtbarkeit.
Ziel der Gärtner der Stadt Nancy ist es, immer wieder ihre Besucher zu bewegen. Indem sie die Wüste ohne Ausschweife beobachten, setzen sie die Pflanzen in Szene. Ein vitales Erlebnis.

Seize scènes végétales

Seize objectifs braqués sur l’aride ou le fertile, le froid ou le chaud, le sec ou l’humide.

1/ Le potager trop sage | The overly wise vegetable garden

Cultiver la terre, se pencher chaque matin pour observer le millimètre de la pousse naissante. Ceux qui possèdent un potager comprennent ces mots. Mais ils savent beaucoup plus. Ils apprécient leur légume du jardin non formaté. Sa forme anarchique varie suivant la terre qui l’accueille, la pluie, le soleil, le vent. Il est comme ça le légume du jardin, il est libre. A l’opposé, en cercle ordonné, ces topinambours, betteraves, ciboules et fenouils jouent à merveille le rôle du bon petit soldat, ils simulent le légume calibré, régulier, sage mais aussi souvent sans saveur et sans âme. Celui qui s’aligne, en symétrie stricte avec son voisin, sur l’étal du marché, du supermarché, de l’hypermarché.

Cultivating the earth, leaning forward every morning to watch the millimetre gained by the budding shoot. The owners of a vegetable plot are not only familiar with such words, but also the necessary activities for growing plants. They appreciate the growing of vegetables in unformatted gardens: its uncontrolled shape adapts to the hosting acreage, be it with rain, sunshine, wind... Vegetables do not care about their position in the garden: it is an open space. In contrast with this, these Jerusalem artichokes, beets, spring onions and fennel are positioned in a perfect circle: they play the role of obedient soldiers, keen to simulate properly spaced and well-aligned plants … though often deprived of taste and soul. Here it is as the opposite of its neighbour, perfectly arranged on the stall in a market with varying sizes. 

2/ Un vent de rose | A wind of roses

Une rose des vents permet de trouver sa route selon la direction du souffle. C’est déjà poétique. Mais c’est également pratique. Les marins de l’antiquité obtenaient ainsi une aide à la navigation pour s’éloigner des côtes. Les points cardinaux, Nord, Sud, Est et Ouest sont représentés sur les cartes géographiques par cette rose. Beau symbole qui donne à réfléchir à nos repères. Par gros temps, quand notre horizon se brouille, que nos bases humaines vacillent, le réflexe est de revenir à la terre, à l’essence, à l’essentiel. Le jardin y aide.  

A wind rose helps you to find your way according to where its breath comes from. It sounds poetic but can also be very convenient. The sailors in Antiquity gained assistance for navigation when clearing the coast. This rose refers to the cardinal points - North, South, East and West – as represented on geographical maps. A beautiful symbol that provides food for thought about our bearings. Be it in rough weather or blurry horizons, our human foundations are staggering, our reflex is returning to the earth, the gist, the essential. The garden offers assistance. 

3/ La couleur du temps | The colour of time

Le cercle dit chromatique fait succéder les tons froids aux tons chauds, les plantes du sud aux plantes du nord. Il fait le tour de l’Éphémère, le jardin-oeil. Il colore l’iris, dirige la déambulation du visiteur dans le fabuleux monde des végétaux, comme un papillon fasciné par la lumière et les pétales chamarrés. Il a le temps, pour une fois, de contempler, de rêver à une terre sans désert de la pensée. Une terre fertile d’idées nouvelles pour mieux vivre avec la nature. 

The so-called chromatic circle gives way to cold tones after warm tones, southern plants after northern plants. The Ephemeral garden - the "eye garden" – is fully encompassed. The colour palette of iris invites the visitors to wander through the fabulous world of plants, like a butterfly fascinated by the radiance of the colourful petals. They have ample time – for a change - to doze and dream of a land where thinking is not as empty as a desert, but rather a land with fertile ideas for a better life with nature.

4/ La forêt jardin | The colour of time

Dans une forêt jardinée, il y a le comestible. Ici, l’abondance s’abrite sous les frondaisons, l’arbre accueille à sa table une association de plantes qui se mangent. Elles s’organisent en s’inspirant des milieux forestiers, s’associent et s’entraident pour le plus grand plaisir du jardinier qui en récolte les fruits. La nature est par nature généreuse, pour peu qu’on lui laisse la possibilité de s’organiser selon ses propres règles. Pour l’homme cela suppose d’abord d’observer, d’écouter le murmure de la vie, avant d’intervenir.

The benefit of a cultivated forest is providing food galore in sheltered areas under the canopy where the forest can accommodate a large variety of edible plants. They organize themselves on the basis of forest environments, join forces and help each other to the delight of the gardeners collecting their rewards. Nature is naturally generous, provided we grant it the right to get organized according to its own rules. This means, for human beings, that they should first observe and then listen to the murmur of life, before any intervention.

5/ Géo logique | Geo-logic

La logique quand on jardine est de regarder ses pieds, bien avant de semer. Et il faut même regarder sous ses pieds, là où se développe le monde infraterrestre, invisible par nature. Dans les deux tunnels- jardins , le voyage au centre de la terre ouvre sur le spectaculaire. Le paysage des minéraux fluorescents, des roches aux formes régulières, surprend. Tout aussi étonnante est la structure d’un sol observé par un microscope électronique. Elle s’amuse de son sérieux, devient tableau abstrait, encadrée de dorures kitsch. En sous-terrain, il y a toujours le rêve, l’émotion, la beauté. 

The logic when gardening implies having a look at your feet … for a long time before beginning to sow. Likewise have a look under your feet, where the infra-terrestrial world is developing - though invisible by nature. The two garden-tunnels invite you for a journey to the centre of the earth opening onto a spectacular display of fluorescent minerals and well-shaped rocks. Observing the structure of the soil as seen through an electron microscope is equally astonishing. As if this structure were amused by its own seriousness when transforming into an abstract painting framed in kitsch gilding. Dream, emotion, beauty are in the underground. 

5/ oasis | oasis

Dans le Grand Sud, le désert ne s’en laisse jamais compter, c’est lui qui dicte sa loi implacable. Il déchire rarement sa peau de sable chauffée au soleil pour laisser jouer l’oasis. C’est l’eau, aidée par l’ingéniosité de l’homme, qui fait alors le travail. Elle se faufile, discrète, en canaux d’irrigation. Elle se fraie un chemin, bravant l’évaporation instantanée. Dracena, Cycas, Pformium, Euphorbia, Aeonium, Aloe poussent groupés, en carrés réguliers. Une géométrie devenue vivante, verte, libre.

Sandy deserts will never be tamed and only its relentless law is to be applied. Opening its skin made of sand scorched in the sunshine to let the oasis come in is more than exceptional. It is water and human ingenuity to which we owe for the creation of this unexpected haven. The water discreetly weaves its way in irrigation canals, follows narrow channels to circumvent instant evaporation. Dracena, Cycas, Pformium, Euphorbia, Aeonium, Aloe grow in groups and the geometry of their regular squares are symbols of green life, pure freedom.

7/ La terre se pause | The earth pauses

Notre planète connaît des tourments ? Son cycle est perturbé ? L’homme la malmène ? Quoi de plus salutaire alors que de faire une pause ? De s’allonger pour contempler la voûte céleste, de se nourrir d’air, de vent, de pluie et de soleil pour réfléchir et agir. De cette contemplation bercée par les herbes aux écouvillons, à l’ombre d’un mûrier, naîtra peut être une révolution. Celle du respect de la matrice, du globe qui nous héberge, nous nourrit, nous fait vivre.

Is the planet in turmoil? Is its cycle disturbed? Are human beings abusing it? Is there anything more beneficial than taking a break? Such as to lie down to contemplate the celestial vault, or to feed on air, wind, rain and sun, ponder and act. Who knows?  Maybe contemplation cradled by the fountain grass in the shade of a mulberry tree will cause a revolution, paying full respect to the foster mother i.e. the globe which is our host and provides necessary nourishment for us to live.

8/ Par la case yourte | Via the yurt

L’élément le plus important de la vie nomade mongole est sans aucun doute la yourte traditionnelle. Mais sur le jardin, elle a voyagé autour du monde et s’est métissée avec la case africaine. Résultat, une architecture qui puise son originalité dans ces racines millénaires. Signe des temps, la construction humaine et métallique laisse la place au palmier des Canaries qui a percé le toit pour embrasser le ciel. Une victoire du végétal qui en dit long. 

The most important component of the Mongols' nomadic life is undoubtedly the traditional yurt. However, the yurt standing on this garden has nearly toured the world and is mixed with an African hut. The result is an architectural creation drawing its originality from these ancestral roots. And according to modern times, the man-made and metallic structure gave way to the Canary Islands palm tree which grew up through the roof of the structure to rise to the sky. A great success for the plants which speak volumes….

9/ Steppes attablées | Tables supplied in the steppe

Pennisetum vertigo et stipa se mettent à table. Un déjeuner virtuel avec les plantes qui évoque la steppe toute proche. Dans ces espaces nus, souvent pauvres en végétaux, la présence de vie est un miracle. Dans la steppe, grande plaine inculte, couverte d’herbe rase en plaques, on remarque vite un arbre isolé, une plante résistante aux vents et à la sécheresse. Ces lieux sont une invitation à penser la rareté. Lorsque tout est sur la table, que l’abondance est là, on l’oublie assez vite.   

Pennisetum vertigo and stipa have come to the table for a virtual lunch with plants evoking the nearby steppe. In such bare spaces, often very poor in plants, the presence of life looks miraculous. The steppe in this place appears as a large, uncultivated area covered with short-grass patches, the lone tree in the middle of nowhere, obviously resisting to high winds and drought, is immediately the focus of attention. Such places are appropriate to ponder on the sense of scarcity. And yet, as soon as plenty of food is on the table, which idea will prevail ?

10/ Boréal | Boreal

Nordique forêt boréale. De nombreux écrivains ont célébré ces vastes étendues où l’homme doit souvent ne compter que sur ses propres forces. Ici, il faut « faire avec » les conditions météo souvent rudes, la pauvreté des sols. Les arbres n’atteignent pas des sommets mais leur croissance lente les protège, les renforce. Ils concentrent leur énergie, s’ancrent. Le monochrome des paysages s’impose. Le blanc des tapis de Calluna Vulgaris, bruyère commune propose cette ambiance. La terre se recouvre de plaquettes de hêtres, de pommes de pins et de coques de noisettes pour se protéger de l’érosion, de l’évaporation. Ici, les bouleaux sont les maîtres incontestés. 

The Nordic boreal forest. 

Many writers have solemnised these vast areas where human beings can rely only on one's own strength. In such cases, we just have to "make do" with often harsh weather conditions and poor soil quality. Though such trees do not reach greater heights, the slow growth strengthens and protects them. They take root and focus their energy. The monochrome of the landscapes prevails while the white colour of the Lobularia maritima flower carpet enhances this atmosphere. The earth is covered with bark chips of beech, pine cones and nut shells to be protected against erosion and evaporation. Birches are the undisputed masters of the Boreal forest.

11/ Dormir la tête au Nord | Sleeping with your head facing North

Le Nord géographique, le Nord magnétique. Repères sur la terre. Au pied des bouleaux nordiques, des pins Napoléon, au coeur d’un parterre de chrysanthèmes blancs, qu’il est bon de se coucher avec la tête au nord. Les principes chinois du « Feng Shui », préconiseraient de dormir dans cette position pour capter les bonnes ondes du « Qi », l’énergie vitale. Alors, pourquoi pas tenter le voyage dans les transats, accueillir Morphée et se réveiller en partance pour le pôle. Rencontrer en rêve l’âme d’un explorateur polaire, d’un Paul-Émile Victor, d’un Jean-Louis Étienne, d’un Jean Malaurie, pour fouler les déserts arctiques et revenir apaisé vers des climats plus doux.

The geographic north, the magnetic north as landmarks on the earth. There is no better way to have a good night's pause than resting close to Nordic birches and lacebark pines, in a place surrounded by white chrysanthemum flower beds, with your head facing north. The Chinese Feng Shui precepts recommend sleeping in this position to capture the vital energy known as Qi waves. So why not try the voyage lying in the deckchairs, bid Morpheus welcome and wake up when leaving on the way to the Pole? And then have a dream recalling the famous explorers such as Paul-Emile Victor, Jean-Louis Etienne, Jean Malaurie and recalling their exploration in the desert of the Artic …. before quietly returning to milder climates.

12/ Tout autour du globe | All around the globe

L’oeil est déjà symbole dans l’antiquité. C’est l’oeil d’Horus des égyptiens, connu également sous le nom d’ Oudjat , porte-bonheur qui figurait sur de très nombreuses peintures ou amulettes. Il symbolisait l’invulnérabilité et la fertilité. Dans ce bassin, c’est une autre représentation du globe oculaire, un regard venu de l’antique civilisation minoenne, qui fixe obstinément le globe terrestre. Il questionne sans détour : notre planète sera terre fertile ou désert stérile ? 

The eye has always had a symbolic value in Antiquity: The Eye of Horus - known under the name of Wadjat by the Egyptians – it was a lucky charm which appeared on many paintings, pendants and amulets. The eye symbolized invulnerability and fertility. This basin offers another sort of representation for the eyeball: a kind of gaze from the ancient Minoan civilization staring at the terrestrial globe. The question is unambiguous: will our planet be a fertile land or a barren desert?

13/ Le monde clématite | The Clematis world of

Plus de cent clématites « Nancy, Jour de la Terre » font le tour du jardin. Cette plante sait parfaitement s’adapter à des climats différents pour donner vie au béton. Elle peut aussi grimper sur les murs de Montréal comme ceux de Madrid, de Singapour… et bien-sûr, escalader les façades de Nancy. Chaque pot ponctue également les degrés d’une boussole imaginaire. Elle oriente l’homme dans la bonne direction, le respect du vivant. 

The “Nancy Earth Day” Ephemeral Garden is surrounded by more than one hundred clematis. This plant knows how to adapt perfectly to various climates and bring life where there is just concrete. It can also climb up on the walls of Montreal, Madrid, Singapore… and, of course, on the facades in Nancy. Each pot also punctuates the degrees of an imaginary compass and points people in the right direction, towards respect for the living.

14/ Guerre du désert | Desert War

Ian Teh, photojournaliste anglais originaire de la Malaisie, propose «Guerre du Désert». Son reportage arrive à propos pour « Terre ou désert? » La Chine a engagé la construction d’une nouvelle Grande Muraille. Son but n’est évidemment plus de repousser les invasions mongoles. La barrière d’arbres, à terme, s’étendra sur une distance de près de 5 000 kilomètres, soit la distance de Paris à Abidjan. Son objectif : contenir les vastes zones désertiques de la Chine. 

Ian Teh, an English photojournalist from Malaysia, offers "Desert War". His report comes at the right time for "Land or Desert?" China has started a new Great Wall. Its goal is obviously not to repel the Mongol invasions. The tree barriers will eventually extend over a distance of 5000 kilometres, i.e. the distance from Paris to Lagos. Its objective: to harbour the vast desert areas in Northern China.

15/ Virages - Wood&Wood | Transmutation - WoOD&WOod

Isoler la nature pour mieux la contempler. Ces oeuvres de Samuel Mussolin sont autant de témoignages des vagabondages assidus de l’auteur. S’arrêter, ressentir, rechercher l’écorce, l’imaginaire des formes. Cette série, via des manipulations numér iques maîtrisées, utilise un seul et unique objet, une peau d’arbre, la chair d’une racine, ces matériaux naturels trop discrets aux yeux fuyants. Chaque élément provoque l’étrangeté, pour mieux la révéler. 

How to isolate nature for a better contemplation of it. The works by Samuel Mussolin are all testimonies of the author's assiduous wanderings. Having a pause, feeling the effects, looking for the bark, the mental images of shapes. This series uses controlled digital manipulations and only refers to a single object - the skin of a tree, the flesh within a root – i.e. those natural materials which are too discrete for shy eyes. Each component causes a feeling of strangeness meant to provoke a deeper revelation .

16/ Battement de cils | Fluttering eyelashes

Un seul mouvement d’ailes de papillon peut déclencher une tornade à l’autre bout du monde, le célèbre « effet papillon ». Alors, un battement de cils peut peut-être profondément bousculer le regard du spectateur sur le jardin et plus encore, sur son rapport à la nature. Ces cils métalliques et végétaux s’élancent vers l’azur, légers et vivants. Si on les observe en prenant de la hauteur, ils soulignent le contour d’un oeil géant. Au sol, ils invitent au voyage vertical vers la lumière.

Just one movement of butterfly wings can trigger a tornado halfway around the world: the famous "butterfly effect". Likewise, the blink of an eye may also deeply disturb the visitors' glance on the garden and even more on its relationship to nature. These metallic and vegetal eyelashes, all light and alive, soar off to the azure sky. When observed from above, they underline the contour of a giant eye. And when watched from below, they invite one on an upward journey towards the light.

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RENDEZ-VOUS PLACE STANISLAS DEVANT L’HÔTEL DE VILLE

DatesHeures
JEUDI 1 OCTOBRE15h
DIMANCHE 4 OCTOBRE15h
MERCREDI 7 OCTOBRE 15h
DIMANCHE 11 OCTOBRE15h
MERCREDI 14 OCTOBRE15h
MERCREDI 21 OCTOBRE15h
SAMEDI 24 OCTOBRE15h

Liste des conférences à l'issue des visites guidées

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Quoi de plus éphémère qu'un journal? Alors, pour la deuxième année consécutive, la Direction des Parcs et Jardins vous en a préparé un, L'Éphémère (!), entièrement conçu en interne. En douze pages, il raconte le jardin, vous donne des infos pratiques pour le visiter, ses animations. Il propose aussi une série d'articles qui racontent sa création. Dès maintenant, vous pouvez vous le procurer en version papier. C'est disponible à l'Office de Tourisme de Nancy, Place Stanislas.

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