L'histoire de Saint Nicolas

Au fil des siècles, la légende disparut peu à peu, à l’exception de l’épisode des enfants tués, mis au saloir et sauvés par Saint-Nicolas qui leur rendit la vie. Le décor ainsi que certains détails évoluèrent et l’épisode s’adapta progressivement à la région, pour entrer définitivement dans les mémoires lorraines. Déjà au Xe siècle après J.-C, il était vénéré en Allemagne et le 6 décembre, on le fêtait comme patron des commerçants, des boulangers et des marins.

Selon les régions, Saint-Nicolas apparaît soit comme un vieil homme gentil, soit comme un évêque digne, avec une crosse et une mitre. C’est à lui que les enfants adressent leurs prières, se réjouissant de petits présents qui les attendent pour le 6 décembre.

En Belgique et dans l’Est de la France, pour le jour de la Saint-Nicolas, on distribue aux enfants de grands pains d’épices en forme du saint évêque. Saint-Nicolas défile dans les rues et distribue des bonbons aux enfants. Saint-Nicolas est accompagné d’un personnage rude au visage noirci qui porte une baguette. Il est connu dans l’Est de la France sous le nom de « Père Fouettard », qui distribue des verges.

Ce n’est qu’au XVIe siècle qu’on commença à parler du Père Fouettard. Qui est-il ? Il est né à Metz en 1552, lors du siège de la ville par les troupes de Charles Quint. Les habitants promenèrent l’effigie de l’Empereur à travers les rues, puis la brûlèrent. Ainsi, le Père Fouettard serait, dit-on, Charles Quint.

Reconnu pour sa grande générosité, Saint-Nicolas devint, au Moyen Age, le patron des petits enfants puis des écoliers. Le soir du 5 décembre, les enfants laissent leurs souliers devant la cheminée ou devant la porte avec du sucre, du lait et une carotte pour la mule qui porte Saint-Nicolas. Ils découvrent au matin du 6 décembre une multitude de sucreries, de friandises et de petits présents que Saint-Nicolas a déposés à leur intention. La mule a mangé la carotte et Saint-Nicolas a bu le verre de lait ou de vin que les enfants lui ont laissé.