Fiche activité n°2 - L'histoire des reliques de saint Nicolas

Le voyage des reliques

À la mort de saint Nicolas et jusqu’au XIe siècle, ses ossements sont conservés dans une église de Myre*. Ils sont connus dans toute l’Europe dès le Moyen Âge. En 1087, soixante-deux marins venus de Bari*, en Italie, s’emparent d’une partie des reliques qu’ils ramènent chez eux où une basilique est spécialement construite pour les accueillir.

Quelques années plus tard, en 1098, le chevalier lorrain Aubert de Varangéville y vole une phalange et la rapporte en Lorraine à Saint-Nicolas-de-Port*. Cette phalange est actuellement conservée dans la basilique de Saint-Nicolas-de-Port, à l’intérieur d’un bras reliquaire.

*Relique : ce qui reste d’une personne vénérée après sa mort. Cela peut être son corps, une partie de son corps ou un objet lui ayant appartenu et qui est gardé en souvenir.
*Myre : il ne reste que des ruines de cette ville antique située dans l’actuelle Turquie.
*Bari : ville marchande du Sud de l’Italie, dont Nicolas est le saint patron.
*Saint-Nicolas-de-Port : ville située à une dizaine de kilomètres de Nancy.

Les recherches scientifiques

De récentes recherches scientifiques russes portant sur l’analyse des reliques ont permis de connaître les maladies dont souffrait Nicolas, la façon dont il se nourrissait.... On sait aussi que sa peau était plutôt foncée et qu’il mesurait 1,67 mètre !
Et les chercheurs ont même réussi à reconstituer son visage en étudiant les os de son crâne !