Ils font Nancy, Culture

Stéphane Bern

La télévision prend des couleurs, André Castelot et Alain Decaux animent La Tribune de l’Histoire sur France Inter, la princesse Margrethe de Danemark épouse Henri de Monpezat, le général de Gaulle lance « Vive le Québec libre », les voitures roulent place Stanislas, nous sommes en 1967, Stéphane Bern a 4 ans et il arrive à Nancy. C’est la naissance d’un attachement jamais démenti.

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L’enfance à Nancy

Né à Lyon, entre Rhône et Saône, Stéphane Bern découvre la cité ducale alors que son père qui travaille dans l’industrie pétrolière est muté à Nancy. La famille habite au quartier des Trois Maisons, rue Grandville, son école rue Braconnot tutoie le parc de la Pépinière. Il se souvient de la beauté de la ville et de l’accueil des Nancéiens, de la place Stanislas et du Musée Lorrain, des promenades au parc et de son chimpanzé Jojo arrivé en 1963, il évoque des images de foule élégante se pressant à l’Opéra. Ce sont des souvenirs heureux, une époque qui le fait encore se sentir lorrain d’adoption malgré son départ rapide pour la capitale à l’âge de 10 ans.

Retour aux sources

Stéphane Bern déroule ses années adolescentes à Paris avant d’être diplômé de l’École Supérieure de Commerce de Lyon en 1985. C’est la même année qu’il débute sa carrière de journaliste en tant que rédacteur en chef du magazine Dynastie, une passion pour l’histoire des têtes couronnées entre bien d’autres car Stéphane Bern pince de multiples cordes, tout autant passionné de culture et d’humain, journaliste, animateur à la verve pertinente sur les ondes ou à l’écran, consultant ou commentateur lors d’évènements qui touchent les familles royales d’Europe, écrivain, acteur pourquoi pas et en toute circonstance défenseur du patrimoine. 

Toutes ces affections mèneraient en Lorraine ? À n’en point douter, car le revoilà à Nancy invité au Livre sur la Place avec France Inter et « Le Fou du Roi », pour le mariage aristocratique du neveu d’Otto de HabsbourgLorraine, pour l’élection de Miss France, pour un épisode de « Secrets d’Histoire » sur notre Marie Leczinska, au Château d'Haroué où le reçoit la princesse Minnie de BeauvauCraon, au Château de Lunéville et tout récemment à Bitche pour le tournage de « Meurtres en Lorraine », téléfilm France 3 dans lequel il incarne le rôle principal, celui du lieutenant Nicolas Muller. Sans oublier le Puits d’amour, gâteau nancéien que le pâtissier parisien Sébastien Gaudard revisite sous l’œil gourmand de Stéphane Bern.
Dans son dernier livre paru début avril, Pourquoi sont-ils entrés dans l’histoire, un savoureux picorage d’anecdotes qui évoquent cent personnages atypiques, on retrouve les Frères Goncourt en attendant le prochain opus où devraient trouver place d’autres lorrains célèbres.

Passions lorraines

Il affirme son inclination pour la période de l’École de Nancy et ses maîtres verriers, Daum, Baccarat, Lalique sans oublier encore l’ébéniste Majorelle. Il cite Jules Ferry et rappelle Jeanne d’Arc. Il aime lorsqu’il revient à Nancy voir des amis, se promener dans la Ville Vieille, apprécie particulièrement la sérénité de la place de la Carrière et l’élégance du Palais du Gouvernement, prend un repas sous les décors Art Nouveau de l’Excelsior ou un café place Stanislas où le ballet des touristes lui donne le sourire. Et comme un enfant malicieux de l’endroit, dont il a gardé l’âme curieuse, croque une bergamote et mord une madeleine…

Mon endroit préféré à Nancy : la Ville Vieille
Mes douceurs nancéiennes : la madeleine et les bergamotes

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