Ils font Nancy

Louise-Anne Bertheau

Quand on goûte à une sélection en équipe de France, on a envie d’y rester ! ». Voilà ce qui motive la jeune Nancéienne Louise-Anne Bertheau depuis maintenant huit ans : se maintenir parmi les meilleures sprinteuses françaises. Rencontre avec une athlète dont les foulées font rayonner Nancy, avec les Jeux Olympiques en ligne de mire.

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53 secondes et 35 centièmes, c’est son chrono sur 400 mètres. Un record personnel décroché en 2017 et qui lui a ouvert les portes du relais 4 x 400 mètres des championnats du monde d’athlétisme à Londres. Dans deux ans, Louise-Anne aura 28 ans, l’âge de la maturité pour les sprinters. 2020 sera aussi l’année des prochains Jeux Olympiques à Tokyo. Et la Nancéienne n’a jusque-là pas encore foulé de tartan japonais...

Les compétitions internationales l’ont pourtant déjà menée dans bien des pays. Alors, à la question « avez-vous une chance d’être qualifiée pour les prochains J.O. ? », ses yeux pétillent. « J’espère ! », répond-elle du tac au tac, presque gênée de son enthousiasme. Pour l’instant, deux ans de préparation la séparent de cet ultime objectif, deux années durant lesquelles il faudra faire des chronos, se qualifier régulièrement et, surtout, ne pas se blesser et voir ses chances de sélection s’envoler comme en 2016 avant les J.O. de Rio. Un nouveau challenge pour lequel elle ne manque pas de motivation, on peut lui faire confiance. Son parcours est une ode à la pugnacité. 

Il était une fois…

L’aventure de Louise-Anne commence en 2005. À seulement 13 ans, l’une de ses enseignantes l’encourage à se lancer, après qu’elle a signé ses premiers podiums sur les courses de Saint Nicolas. Elle abandonne la danse et s’inscrit à l’athlétisme.

On ne choisit pas sa discipline. Ce sont vos qualités physiques qui décident pour vous 

Puissante et résistante, le 400 mètres sera son épreuve de prédilection. Emmenée par son coach Frédéric Fabiani, figure emblématique du Nancy Athlétisme Métropole, elle décroche sa première sélection en équipe de France à 18 ans. « À ce moment, je me suis dis que ça devenait sérieux. J’ai eu envie que ça continue ». 

Sa vie se cale alors sur l’athlétisme sans pour autant délaisser les études. Journée de cours suivie de séances d’entraînement : ce sera son lot quotidien pendant près de trois ans. Un défi qu’elle relève non sans efforts, courage et sacrifices. Aujourd'hui, Louise-Anne est ergothérapeute. Une nécessité pour cette jeune femme parfaitement lucide, qui sait qu’elle doit à la fois s’autofinancer en partie et préparer l’avenir, car la retraite sportive est précoce. Actuellement, elle cherche d’ailleurs un mécène pour se consacrer pleinement à sa préparation pour les prochains J.O. L’appel est lancé ! 

Mon endroit préféré à Nancy : le parc de la Pépinière
Ma douceur nancéienne : le Saint-Épvre (mais ne le dites pas à mon entraîneur !)

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