Ils font Nancy

Jacques Rousselot

À la tête de l'ASNL depuis 1994, Jacques Rousselot a annoncé son départ de la présidence du club au chardon. Une sortie de scène qui capte nécessairement la lumière, tant l'homme a su entrer dans le cœur des Nancéiens par la force d'un engagement total, doublé d'une détestation de la défaite qui s’est diffusée bien au-delà de Marcel Picot.

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Et si on parlait un peu de lui plutôt que du ballon rond ? Qui est donc Jacques Rousselot, « JR », le président des places gratuites et des drapeaux, l’homme de la « rage de réussir », celui qui a vu plus grand pour l’ASNL et la région ? Fils d’ouvrier, Jacques Rousselot a grandit à une quinzaine de kilomètres de la cité ducale. Petit garçon, il tape le foot sur le plateau de Pont-Saint-Vincent, avec les copains, et deux t-shirt pour faire les buts. Se destinant à la comptabilité, il fait ses armes dans une usine de Longwy, puis dans le BTP, l’agroalimentaire, avant de se fixer dans la grande distribution.

En 1987, il devient sponsor de l’équipe qu’il supporte depuis toujours : l’ASNL. Cette passion pour le football l’amènera à entrer au conseil d’administration du club puis à en prendre les rênes comme président en 1994. Presque 25 saisons plus tard, l’exaltation ne s’est jamais éteinte, dopée par les joies brutes des exploits, relancée par les déceptions amères du sport. La suite est connue de tous. De la Ligue 2 à l’Europe en passant par le Stade de France, voici Nancy dotée d’une nouvelle épopée, après les années Platini.

Un challenger qui fourmille d’idées

Dans quelques temps, il laissera donc sa place. « Une grande déchirure, certes, mais il faut savoir raison garder et ne pas faire l’année de trop » dit-il. Pour sa succession, il veut trouver celui qui saura voir en l’ASNL « plus qu’un monde de finance et de business » - du Rousselot dans le texte - et qui aura à cœur d’investir dans d’autres activités.

Lui continue sa route, rattrapé par lui-même et cette vie façonnée par le goût du défi et de la perfection, enveloppée d’une bienveillance singulière qui donne au bonhomme ce supplément d’âme sans quoi l’histoire d’amour avec les Nancéiens n’aurait sans doute jamais commencé.

Après avoir participé à la création de Fort Aventure dans la commune qui l’a vu grandir, il a l’idée de s’investir dans un projet d’hôtel. Il verra. En attendant, il profite de sa ville de cœur. « Pour aller au bout de son amour pour Nancy », il a d’ailleurs choisi de vivre en son centre depuis des années. Car la tendresse qu’il lui porte ne s’est jamais limitée aux murs du stade qu’il fréquente pourtant depuis ses 18 ans. Merci Jacques, merci pour tout.

Mes endroits préférés à Nancy : la place Stanislas, la rue de la Primatiale, le parc de la Pépinière, la rue de la Source pour son architecture.
Ma douceur nancéienne : la tarte à la mirabelle de ma mère, un péché mignon qui n’a pas d’égal.

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