Le

de à Salle Poirel

Concert

BACH - BRAHMS - BEETHOVEN

Le deuxième concert de notre saison réunit trois des plus grands génies allemands de la musique : BACH, BEETHOVEN et BRAHMS. Par delà les différences d’univers et d’esthétique, les œuvres qui seront interprétées témoignent toutes les trois d’un même élan vers un monde meilleur, une aspiration à la lumière, un idéal de douceur et de paix.

Tarifs : Orchestre : 21€ Salle Poirel (03 83 32 21 25) / Balcon placement libre : 17€ sur Billetweb www.billetweb.fr et Fnac 0 892 68 36 22 (0,34€/min, www.fnac.com) / 6€ Étudiant / Gratuit en dessous de 16 ans

Quand il compose les Concertos brandebourgeois (1721), BACH est dans une période heureuse de sa vie. A la cour du prince de Coethen, calviniste, sa musique doit rester exclusivement profane, mais il est estimé et compris. Dans chacun de ces concertos, il joue sur des timbres différents, mêlés en une alliance insolite.

Dans le 1er Concerto brandebourgeois, les hautbois, les cors et les violons se croisent et se répondent dans une parfaite maîtrise du contrepoint. L’œuvre, qui requiert une grande virtuosité des instrumentistes, est l’expression d’un baroque flamboyant dans un équilibre parfaitement harmonieux.

BEETHOVEN écrit la Symphonie no 4 opus 602 en 1806 à l’orée du XIX ème siècle,

Moins connue que la Symphonie du Destin qui lui succède, elle représente une rupture qui déjà, nous plonge dans la modernité. « Ce n’est pas pour vous, c’est pour les générations à venir » disait-il à un instrumentiste en 1806.

Après une introduction mystérieuse et lente, le premier mouvement est un allegro vivace et joyeux. L’adagio du deuxième mouvement est une merveille de lyrisme et de sensibilité : la mélodie des violons, le thème des clarinettes, des flûtes, des hautbois, entrecoupés des accents de l’orchestre, tout suggère une sérénité, comme si Beethoven traversait un moment de grâce au sein des orages de son existence.

BRAHMS était un fervent admirateur de Bach, et comme lui, imprégné d’un désir d’élévation. Schicksalslied, « Le Chant du Destin », pour chœur et orchestre, est une œuvre bouleversante, d’une inspiration religieuse nourrie de tendresse. Elle a été composée sur un texte du poète Hölderlin « Ihr wandelt droben im Licht », qui met en scène l’opposition entre l’existence humaine fragile, angoissée et les félicités célestes. Les voix du chœur et de l’orchestre rendent palpable la tension entre les ombres qui demeurent et l’aspiration à la lumière qui semble la plus forte. BRAHMS pensait que dans le Chant du Destin, il avait réussi à dire « même des choses que le poète Friedrich Hölderlin ne dit pas ».

J.S. Bach : 1er Concerto Brandebourgeois (extraits)
L.V. Beethoven : Symphonie n°4 (I-II)
J. Brahms : Schicksalslied pour chœur et orchestre
Chœur & Orchestre de Gradus Ad Musicam
Direction Aurélien Pouzet-Robert

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