La nature dans la ville

Pour le plus grand plaisir de ses habitants, qui montrent toute l’année leur attachement à ce patrimoine, Nancy cultive l’héritage botanique que son passé lui a légué. Ses espaces verts ne sont pas comme les autres.

On s’y détend autant qu’on y revit les grandes périodes qui ont marqué l’histoire de la ville, avec une surprenante diversité et une richesse patrimoniale rare sur le plan végétal.

Nos 320 hectares d’espaces naturels regroupent notamment 10 parcs, 14 jardins et 25 squares de quartiers, avec un mélange unique de joyaux historiques (Citadelle, Pépinière, Godron, Sainte Marie, Blondlot, Olry, Musée de l’Ecole de Nancy…) et de jardins contemporains, à l’architecture forte et aux végétaux surprenants, comme le Jardin d’Eau.

La mise en valeur de ce patrimoine est essentielle à notre qualité de vie. Nous devons donc continuer d’innover et de mener une politique volontariste pour protéger et développer la nature dans la ville, avec une démarche de développement éco-responsable.

Pour répondre aux demandes des habitants, nous travaillerons également à l’ouverture de jardins pédagogiques et partagés dans les parcs ou sur les toits en terrasse. Le développement
du fleurissement participatif et des composteurs en pied d’immeuble sera expérimenté dans un quartier volontaire.

Nous développerons enfin des ateliers pour former les volontaires, sur la base d’actions concrètes, dédiés aux bons gestes (boutures, repiquage, élagage…) et des actions pédagogiques, pour sensibiliser au rôle de la nature en ville. De nouvelles rencontres d’envergure seront proposées, dont le deuxième rendez-vous d’Embranchements en 2017. Enfin, nous développerons une cartographie participative des arbres.

Refaire de Nancy une capitale des jardins

Lieu de création aux grandes époques de l’art des jardins, Nancy s’attacher à renforcer, à valoriser et à faire renaître ce fonds exceptionnel. Plusieurs espaces feront l’objet d’un travail particulier : parterres Renaissance sur le Bastion de Vaudémont, jardins ducaux dessinés par Emmanuel Héré dans les jardins du Palais du Gouvernement,  sites majeurs de l’Ecole de Nancy (Abiétinée, Cure d’Air-Trianon, Parcs Olry et Sainte-Marie, maison Gallé), opérations d’embellissement de la Pépinière (roseraie, brasserie, carreaux situés à l’est). Le maillage végétal de la ville devra faire l’objet d’un inventaire et d’une protection juridique accrue.

Des circuits alimentaires plus courts

Une forte demande se développe en faveur de modes de consommation plus économes, plus durables, plus proches des terroirs. La Ville de Nancy œuvrera pour favoriser une alimentation plus saine, en mettant à disposition des producteurs locaux un local ou un lieu identifié afin de faciliter la vente de leur production.

Nous veillerons également à promouvoir le « manger local / Locavore », par des manifestations grand public. Enfin, la ville contribuera au développement de l’agriculture périurbaine sous la responsabilité du Grand Nancy, développement qui va de pair avec la nécessaire sauvegarde des sites non construits de l’agglomération.

Plan d’actions

Zéro pesticide : inciter les Nancéiens à renoncer aux pesticides dans leurs jardins, comme les services municipaux l’ont fait depuis 10 ans dans les parcs ;

préparer à lhorizon 2025 louverture de deux nouveaux parcs urbains : le « Quai Vert » de Nancy Grand Cœur, avec un « jardin des mémoires » dédié aux victimes de la persécution nazie, et le « Parc intercommunal des Rives de Meurthe »;

30 530 arbres sont d’ores et déjà présents sur la ville. Nous augmenterons ce nombre de 10 % pendant le mandat ;

à la suite du jardin Paul Verlaine, proposer la labellisation écologique des parcs et jardins, par une démarche de végétalisation et en généralisant le paillage ;

former les agents au traitement des eaux de ruissellement à la protection biologique intégrée et plus généralement à la gestion durable et différenciée des espaces en zone urbaine ;

produire et installer des plantes résistantes au stress hydrique, récupérer davantage les eaux pluviales et installer des systèmes d’arrosage intégrés et automatisés, pour poursuivre la baisse de notre consommation d’eau (-70% en 10 ans) ;

poursuivre le pâturage de nos moutons d’Ouessant, installer de nouvelles ruches et développer la culture des plantes en pot biodégradables, pour réduire l’impact environnemental de nos actions ;

recourir aux bois français pour le mobilier urbain et les aires de jeux ;

mettre en œuvre des chantiers d’insertion pour l’entretien et la mise en valeur des espaces verts.

Indicateurs dévaluation

  • Baisse de consommation d’eau dans l’arrosage des espaces verts
  • Nombre de Nancéiens formés aux serres municipales
  • Nombre d’arbres plantés par an