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Le protoxyde d'azote ? Pas si drôle que ça !

Perte de connaissance, brûlures, arrêt cardiaque, risque de paralysie, asphyxie, vertiges... Les risques liés à sa consommation sont sérieux et nombreux. Consciente de la montée en puissance du phénomène en France et de ses conséquences néfastes, la Ville de Nancy lance une campagne de prévention sur le sujet, à destination plus principalement des jeunes (affichage dans les transports communs, à proximité des établissements scolaires et universitaires, réseaux sociaux...).

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Sensibles à cette problématique de santé publique, qui touche tout particulièrement les jeunes, et en lien avec la Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives, et le département d'addictologie du CPN de Nancy, Marc Tenenbaum, adjoint délégué au territoire Ouest, à la prévention et à la santé publique, et Michael Bisch, responsable du département d’addictologie au Centre Psychothérapique de Nancy, médecin coordonnateur du CSAPA (Centre de Soin, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie), ont présenté les objectifs de cette démarche.

Réglementairement, la loi du 1er juin 2021 encadre la vente de protoxyde d'azote aux personnes mineures et interdit la vente de ce produit, aux mineurs et aux majeurs, dans les débits de boissons, ainsi que dans les débits de tabac.

Afin de venir renforcer ce dispositif, et dans un souci de protection de santé et de sécurité, la Ville de Nancy avait pris un arrêté municipal, le 13 mai 2022, permettant de proscrire sur le domaine public la consommation, la vente et la cession à titre gracieux, aux personnes mineures et majeures, de tout gaz susceptible d'affecter le comportement.

Les risques immédiats liés à la consommation de protoxyde d’azote

Les consommateurs de gaz hilarants peuvent rapidement développer des complications. Dès les premières fois, des effets négatifs peuvent apparaître : des vertiges, des maux de tête, des difficultés à coordonner ses mouvements, des convulsions, un état de confusion, voire une perte de conscience. Certains peuvent s’asphyxier par manque d’oxygène, chuter lourdement, se brûler par le froid (par décompression du gaz) ou avoir des complications psychiatriques avec des attaques de panique.

Les jeunes consommateurs ne sont pas toujours conscients des risques occasionnés ; et les parents ne sont pas forcément informés de ces prises de drogue. L’importance d’informer ce public est primordiale, tout d’abord pour le dissuader de consommer, mais aussi pour délivrer quelques conseils afin de réduire les risques associés à la consommation.

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