Gestion de crise

Covid-19 : un combat collectif

Afin de lutter au maximum contre la progression de la Covid-19, une cellule de crise partenariale a été activée dès le début de la seconde vague de l'épidémie. À l'initiative de Mathieu Klein, cette cellule se réunit deux fois par semaine afin d'analyser la situation sur le territoire Nancéien, prendre les mesures nécessaires à la protection de la population et assurer la mise en œuvre des différents dispositifs sanitaires.

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Composition de la cellule de crise du territoire nancéien

Une dynamique de groupe

Pour Muriel Colombo, adjointe déléguée à la cohésion sociale, aux nouvelles solidarités, aux aînés et à l’autonomie à la ville de Nancy, la mise en place de cette cellule a créé une véritable dynamique de groupe « Au sein de cette vigie permanente, nous associons les principaux acteurs à la prise de décision car il s’agit d’une véritable gouvernance stratégique, où les forces vives travaillent ensemble et mettent en place rapidement des dispositifs de contrôle et de protection sanitaire » précise-t-elle. « D’autres cellules sont bien sûr activées et nous sommes mobilisés au quotidien. C’est ce qui nous a permis, dès le 13 janvier, de mettre en place les premiers centres de vaccination pour la population.»

Une agilité permanente

Le CPTS est l’une des organisations opérationnelles de la cellule de crise. « Elle regroupe les professionnels de santé des 20 communes, les libéraux, les établissements hospitaliers, les cliniques et les services médicaux sociaux, qui tous ensemble se sont engagés dans l’organisation des dépistages mais également des vaccinations, en participant à la gestion des centres dédiés » indique Sylvie Rossignon, présidente de la CPTS. Pour elle, « cette mobilisation sur le terrain est impulsée par la cellule de crise et mise en œuvre ensuite dans nombreuses autres réunions techniques ; avec le CHRU, au niveau de la Métropole et avec les libéraux ; la coordination est permanente. »

Aller vers

« Nous venons en appui à toutes les situations qui ont des spécificités, il s’agit d’aller vers les  personnes qui d’une manière générale n’ont pas accès à la santé, soit parce qu’elles ont besoin d’un accompagnement ou d’une aide de transport adaptée, soit parce qu’elles ont du mal à s’adapter à la crise sanitaire. » explique Eliane Abraham, directrice du PTA. « La plateforme du CHRU nous communique les situations dîtes complexes et nous réagissons en conséquence. Nous avons également mis en place une équipe mobile pour que personne ne soit oublié ! » précise-t-elle. 

Une expérience singulière

Marc Tenenbaum, adjoint à la prévention, à l’hygiène et à la santé publique à la ville de Nancy, participe à la cellule de crise depuis sa création. Il y apporte son expertise en tant que médecin et y joue aussi un rôle de relais en faisant remonter les interrogations et préoccupations des généralistes.  Il s’est également porté volontaire dès le 13 janvier pour intervenir dans les centres de vaccination, une expérience singulière « C’était touchant de voir arriver des personnes âgées accompagnées de leurs petits-enfants, l’ambiance était sereine, calme, on assistait à des retrouvailles, à des moments forts. Avec l’équipe médicale, nous étions très concentrés, attentifs, il ne fallait perdre aucune dose ! »