Quartier Poincaré, Foch, Anatole France, Croix de Bourgogne

Poincaré - Foch - Anatole France - Croix de Bourgogne est d’abord un espace résidentiel, avec ses immeubles de petites tailles, ses coures occupées par des jardins arborés et ses places de quartier (Croix de Bourgogne, Ducs de Bar, Godefroy de Bouillon et Commanderie) est aussi un quartier rythmé au quotidien par des grands lieux de vie collectif, comme le campus Lettres et le Clos de Médreville, avec des fonctions commerciales.

Un peu d'histoire

Le quartier Poincaré - Foch - Anatole France - Croix de Bourgogne s’installe au pied du relief de Buthegnémont / Haut de Chèvre. Il s’étire jusqu'aux limites de la Ville Vieille et de la ville de Charles III. 

Avant le XVIIe siècle, c’est un paysage de campagne, de prairies et pâturages, traversé par le ruisseau de l’Asnée, qui depuis le plateau de Haye, va couler vers l’étang Saint Jean.

Une commanderie hospitalière, dédiée à St Jean de Jérusalem, prend place au bord de l’étang, dont subsiste aujourd’hui une tour romane, la « tour de la Commanderie ». 

La couture urbaine entre la Ville Vieille et la Ville Neuve de Charles III, réalisée par Stanislas, change la vie du quartier et son urbanisme. Le dispositif transversal est enrichi d’Est en Ouest par la Route Nationale n°4 (de Vitry-le-François à Strasbourg). L’axe urbain est prolongé à l’Ouest au-delà de la porte Stanislas par la rue du faubourg Stanislas (actuelle Rue Raymond Poincaré). Cet axe rectiligne bifurque à la hauteur de Préville dès 1753 pour gravir de front la côte de Buthégnemont (actuelle Avenue de Boufflers) et rejoindre la Route Royale qui mène ainsi vers la capitale. 

En 1856, la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg prend place à l’Ouest de la cité Ducale, en lieu et place des fortifications. Elle sépare le cœur de ville des nouveaux quartiers résidentiels édifiés pour accueillir les optants (les Alsaciens et Mosellans qui, après la guerre, souhaitent garder la nationalité française et émigrent en France) dès 1870.

En effet, au lendemain du conflit de 1870, la population double et passe de 66 000 à 119 000 habitants, et c’est le quartier du « Nouveau Nancy », à l’Ouest de la voie ferrée, qui accueille les optants. 

Après la Première Guerre Mondiale, le quartier continue à s’étendre. Le foncier est disponible directement à proximité de la cité, permettant les extensions consécutives autour du cœur historique et patrimonial. L’urbanisation se développe jusqu’aux communes de première couronne (Laxou, Villers), au pied du relief du plateau de Haye. 

En 1950, l’ensemble du quartier est constitué. En infrastructure, le nouveau viaduc Kennedy permet la jonction entre l’Avenue J. Jaurès et la rue St Léon en enjambant le complexe ferroviaire. Au Nord du quartier, la Faculté des Lettres s’implante entre le Boulevard Albert 1er et l’Avenue de la Libération. 

Au début des années 1970 est édifié un vaste ensemble résidentiel « Le Clos de Médreville », par l’architecte Henri Prouvé, sur l’un des rares espaces resté libre (anciens jardins maraîchers). 

La fin du XXe siècle annonce un renouvellement urbain, avec une reconstruction de la ville sur elle-même. Des parties ou cœurs d’îlots occupés par l’activité artisanale se voient réinvestis. Suite à la libération d’emprises ferroviaires, c’est le secteur de la Croix de Bourgogne qui voit le jour avec le siège SNCF, le bâtiment de la Communauté Urbaine, et de nouveaux programmes de logements... 

Le quartier aujourd'hui

Poincaré - Foch - Anatole France - Croix de Bourgogne héberge lui aussi une belle concentration d’immeubles classés remarquables, issue pour l’essentiel de la période Art Nouveau, puisque l’expansion du quartier d’est faite précisément à cette époque. 

Parmi les chefs d’œuvres, on trouve la Villa MAJORELLE, les Maisons FRANCE-LARNOD, BOURET et SPILMANN, et de nombreux immeubles (Jules LOMBARD, JACQUES, BIET, Victor JACQUES, FRNAND LOPPINET, Eugene MANGEON…).  

La rue de la Commanderie propose un rendez-vous convivial avec de nombreux commerces de proximité. 

Les habitants ont accès à 5 structures d’accueil petite enfance (dont 4 associatives), 2 écoles maternelles, 2 écoles élémentaires publiques d’application, 2 écoles primaires privées, 2 collèges et 1 lycée privé, 2 Bibliothèque pour tous et un Cinéma d’art et d’essai. 

Enfin, c’est un espace de mobilité, drainé par les transports en commun et structuré par des grands axes Est/Ouest et Nord/Sud, notamment les rues Poincaré / A. France / Boufflers et J. Jaurès/ St Léon / Armée Patton / Albert 1er.

 

En quelques chiffres

  • 19 994 habitants, soit 19 % de la population de la ville de Nancy
  • 164 ha soit 11 % de la superficie de la commune

Informations annexes au site

En complément

Les mairies de quartier