Après sa disparition

Il fut enseveli dans une tombe de marbre et de sa tête se mit à couler une source d’huile apportant la santé à bien des malades et de ses pieds une source d’eau. Cette huile cessa de couler lorsque le successeur de Saint-Nicolas se vit chassé de son siège par des envieux. Mais dès que l’évêque fut réinstallé sur son siège, l’huile se remit aussitôt à couler. Longtemps après, les Turcs détruisirent la ville de Myre. Et comme quarante-sept soldats de la ville de Bari passaient par là, quatre moines leur ouvrirent la tombe de Saint-Nicolas : ils prirent ses os, qui nageaient dans l’huile, et les transportèrent dans la ville de Bari, en l’an 1087.

Les reliques du saint accomplirent de nombreux miracles en Italie. Elles protégèrent des voleurs, sauvèrent des personnes de la noyade et ramenèrent à leurs parents les enfants perdus ou volés. Quelques années après l’arrivée des reliques du saint en Italie, un chevalier lorrain qui revenait de croisade passa à Bari. Il déroba un doigt du saint pour l’amener dans sa ville natale : Saint-Nicolas-de-Port. Bientôt des pèlerinages importants furent organisés dans cette petite ville de Lorraine. Lorsqu’on priait Saint-Nicolas, des miracles se produisaient. Des chevaliers enchaînés par les infidèles furent miraculeusement transportés devant le portail de l’église de Saint-Nicolas-de-Port et Saint Louis fut sauvé de la noyade.